LA MONNAIE. SECTION VIII, CHAP1TBE II. 243
en partant d’une qu’il a jugée la plus plausible, a été con-duit à ce résultat que la pièce d’or nommée le souverainperdrait annuellement la huit-centième partie de sonpoids ou 125 sur 100,000. M. Jacob a soin d’ajouter qu’ilne regarde pas cette proportion comme pouvant servir derègle générale (1).
A l’égard du schelling, qui est incomparablement lapièce d’argent la plus usitée en Angleterre, les peséesde 1826, faites toutes sur des pièces neuves, c’est-à-dire neremontant pas au delà de 1816, accusèrent une déperdi-tion totale de 2,295 sur 100,000, que M. Jacob a cru pou-v oir, par hypothèse, considérer comme l’effet d’une cir-culation moyenne de huit années, ce qui mettrait le fraiannuel à 286 sur 100,000 (2). Mais M. Jacob a estimé qu’ildevait interpréter ce résultat. Il a jugé nécessaire de tenircompte de cette circonstance que les pièces d’argent surlesquelles on avait opéré n’avaient été réellement dans lacirculation queles deux tiers du temps qu’on pourrait dé-duire de leur millésime, parce qu’on en avait frappé unequantité surabondante, si bien qu’il y en avait toujours euune fraction, par lui supposée du tiers, qui était à dormirdans les coffres de la Banque d’Angleterre ou des autresbanques. Par ce motif, il a pensé que, pour avoir ce qu’ilre garde comme le frai normal, c’esf-à-dire celui qui ré-pondrait à une quantité de pièces exactement égale auxbesoins du commerce, il fallait modifier en l’augmentantdans le rapport de 2 à 3 la déperdition ci-dessus de 286 sur*00,000, ce qui la mettrait à 429. Il lui a paru conve-
d) On the Prêtions Metals, chapitre xxm.
(î) Ce résultat est déduit des pesées qui eurent lieu exclusivement sures Ptèces de \ schelling monnayées en 1816 et 1811 et qui même ne fu-f G ^P as émises en quantité avant 1818. Bien plus, à ce moment il n'enque i e tiers de ce qui avait été frappd. C’est pour ce motif queannép 0 ^ a su PP 0S< i < I ue * a circulation moyenne n'avait pas excédé huit