LA MONNAIE. SECTION VIII, CHAPITRE V. “273
taient d’un siècle et plus avant la Révolution Française. IIrésulte du travail de M. Vrolik, qui fut chargé de procéder& la refonte, que la perte par le frai, qu’avait aussi aidéela rognure, était, on l’a vu, en moyenne, pour les diversesespèces, d’un vingt-sixième à un tiers. On avait à prendreRR parti sur la même question que le Parlement britan-nique avait résolue avec une grande loyauté. Mais les États-Généraux des Pays-Bas n’ont pas eu autant de fermeté quele Parlement.
Le système volé par les États-Généraux laisse à désirerà deux points de vue : puisqu’on était à faire une refontegénérale, il eût été convenable d’adopter pour unité mo-nétaire, non pas le florin ancien, mais bien la pièce d’ar-gent en usage chez quelqu’une des grandes nations voi-sines. A cet égard, le franc se recommandait txml particu-lièrement. Le franc servait déjà de base dans le royaume deBelgique avec lequel les Pays-Bas ont et doivent plus en-core avoir des relations commerciales très-étendues. Lefranc est l’unité monétaire de la France. De sorte que, sila Hollande l’eût adopté, la monnaie eût été la même dupied des Pyrénées et des Alpes jusques aux bouches duRhin. La Hollande est un État trop petit pour pouvoir utile-ment prétendre à avoir un système monétaire qui lui soitPropre. Le franc a sur toutes les unités connues l’avantage‘l’être un des éléments du système métrique auquel l’avenira Ppartient, et qui est admis dans le royaume de Hollande, àCe point même qu'on a cru devoir prendre, pour le poids^ la nouvelle pièce de 1 florin, un nombre rond degram-mes , le nombre décimal par excellence, celui de 10.
L’autre erreur commise par les États-Généraux a étéR affaiblir le florin.
.^ es de toute sorte qu’elle a occasionnés, déduction faite des re-s quelle a procurées, se sont élevés à la somme d’environ 18 mil-,10 «s de fru„ cs .
III.
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