348 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
« Les exemplaires de celte monnaie pèsent 7 tsien 2 fen-Cette monnaie est frappée dans tou tes les contrées de l'Eu-rope, et est appelée fan-ping et hoa-pien , le terme géné-rique étant yang-tsien. Chaque pièce ne donne à l’essaique 6 tsien 5 fen d’argent pur. Originairement, une pias-tre valait un peu plus de 7 tsien ; la valeur s’est élevéegraduellement à 8 tsien, et dépasse maintenant 9 tsien*Le peuple ne tient compte ni du titre ni du poids. Cettemonnaie est d’un usage très-commode, et tout le mondes’y est accoutumé, de sorte que son haut prix ne diminuepas la faveur qu’elle a acquise. Elle est recherchée non'seulement dans les grandes villes, mais aussi dans tousles villages. On la préfère à l’argent Saï-ci... Ainsi, cettemonnaie étrangère, qui ne contient que 6 tsien 5 fen d’a r 'gent fin, a cours pour plus de 9 tsien de notre argent fiU'Cela est une grande source de profits pour les étrangers)et la cause d’une grande exportation d’argent. La proh 1 'bition de l’usage ou de l’importation de ces monnaies se'rait sans effet. Le plus simple et le plus sûr, ce serait d efrapper une monnaie tout h fait pareille.... »
Le gouverneur Lu-Tsiouen-Soun exagérait quand il d 1 'sait que la piastre espagnole était frappée dans toutes 1®*parties de l’Europe. Il n’est pas douteux cependant q u *en a été fabriqué en dehors des hôtels-des-monnaiesrég u 'fièrement institués. La spéculation était trop belle et t r °Pfacile pour qu’on ne s’y livrât pas. On ne saurait même a "lirmer que ce fût une fraude, en ce que les Chinois prof 08sent ne rechercher dans la monnaie que la quantitéfin; or dans les piastres d’imitation qui ont été ainsi f®*)^pées, le poids et le titre correspondent exactement àmonnaie espagnole faite sous Charles III et Charles ^dans les Ilôtels-des-monnaies de Mexico et de Lima-manque de données exactes sur ce monnayage clandestin^on a lieu de croire qu’il a été poussé très-loin et q 11 ^ s