378 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
quelque temps. Il est même possible de signaler, dans
l’intervalle, un mouvement en sens contraire.
La progression des quantités extraites est continue,particulièrement pour l’argent, et, au sujet de ce métal)la primauté passe du Pérou au Mexique. Vainement ondécouvrit au Pérou des mines nouvelles, notamment cellesde Yauricocha ou de Pasco, où l’abondance du mineraiest extrême (1630). Il est vrai que le Potosi ne soutint pa sindéfiniment le vif éclat qu’il avait jeté, tandis que I esuccès des exploitations mexicaines allait toujours engrandissant. Dès la fin du dix-septième siècle, le Potosirendait moins de 80,000 kilogrammes d’argent, qui f e "raient 17,667,000 fr.; ce n’était guère plus du tiers dece qu’on en tirait un siècle auparavant. Il baissa encoreun peu pendant les premières années du dix-huitièmesiècle. II se releva cependant de 1789 à 1800, de ma-nière à excéder 20 millions de francs. Circonstance pl uSgrave, la mine se présentait graduellement sous un aspe c *moins favorable, à mesure qu’ou pénétrait plus avant dan sles entrailles de la terre, de sorte que, toutes chose 5égales d’ailleurs, les frais de production devaient s’ac-croître.
Il en était autrement au Mexique : au commencementdu dix-huitième siècle, les mines de'ce pays ne donnaientencore que 27 millions de francs (I), presque tout enargent ; alors les exploitations de Guanaxuato acquirentun grand développement, et se mirent à renouveler J eSmerveilles des beaux jours du Potosi. En 1775, le Me*'"que atteignait 85 millions ; en 1788, 107 ; en 1795,
Dans cette extraction, l’argent dominait toujours au pm n J;d’en former les neuf dixièmes en valeur, d’après le tau
(1) Je rappelle que le motd'un francse traduit par un poids d’argç nl ^de 4 ’/j grammes. Lorsqu’il se rapporte expressément à l’or, il s '8 nl29 centigrammes de fin.