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La monnaie / par Michel Chevalier
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380 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.

C’est la Sibérie sous l’équateur, la Sibérie sans ses forêtsqui offrent au métallurgiste un combustible inépuisable?la Sibérie sans ses plaines aisées à parcourir ; la Sibériesans ses fleuves majestueux qui y donnent, pendant li-belle saison, un système de communication plus corn'mode encore que le traîneau sur les neiges de l’hiver; l aSibérie sans les étés où l’extraordinaire longueur desjours mûrit rapidement les moissons et procure à bas pû*la subsistance de l’homme. Le désavantage permanent,irrémédiable du Pérou, auquel ici il faut assimiler la B°'livie, tient à la difficulté de vivre et de se mouvoir dansla région des mines. Parmi ces districts excessivementélevés au-dessus de la mer et effroyablement escarpétout déplacement est un labeur, et toute chose, mêm ela plus commune, est chère. Les frais de production del’argent en sont grandement augmentés. A la rigueur duclimat et à l’âpreté du sol se joignent, pour repousse'’des mines la population péruvienne, le souvenir de la con"trainte qu’on exerçait sous le régime colonial pour l’y faR 0venir, et le ressentiment d’une oppression impitoyable (D*Puisque j’énutnère les circonstances naturelles p arlesquelles l’industrie argentière du Pérou est inférieure acelle du Mexique, je dois noter aussi une certaine eomp eü 'sation : il existe de la houille au Pérou, dans le voisiné 0du Cerro de Pasco, et notamment à Rancas et à Hualley’il y existe aussi de vastes tourbières (2). On cite un au h 0bassin houiller auprès de Chonta, dans un départemeiBlimitrophe de celui du Cerro de Pasco, celui de Junio

(i) Le docteur Tschudi a donné des détails sur le traitement que sUsaient les Indiens, à l’occasion des mines d’argent, sur les haines qu^avait ainsi allumées dans leur cœur, et sur l’obstination avec l a d u ^ils dissimulent l’existence des mines qu’ils connaissent (Voyage aar ecliap. xu etxvi).

(â) Voir à ce sujet l’écrit déjà cité de M. Émile Colpaert.