LA MONNAIE. SECTION X, CHAPITRE V. 423
coton ont fait 354,817,000 francs. Le commerce total desttêmes régions, non plus avec l’Angleterre seule, maisavec le monde entier, a représenté en 1862 une somme*^ e 58,638,000 livres sterling ou 1,465,951,000 francs,dont 22,321,000 livres sterling ou 558,025,000 francs àl'importation, et 36,317,000 liv. st. ou 907,925,000 fr.^ 1 exportation, sans compter les métaux précieux quine figurent pas dans les évaluations du mouvement com-mercial rapportées ici.
Ainsi nous assistons à deux phénomènes bien différents,qui sont concomitants. L’un est l’accroissement de la pro-duction des métaux précieux, accroissement déjà fort con-sidérable, mais dont on peut croire que nous n’avons pasvu encore le terme ; l’autre est un mouvement plus animéque jadis des métaux précieux, et particulièrement del’un des deux, l’argent, sur la surface de l’ancien conti-nent. Les deux métaux précieux viennent d’abord deslieux de production se ramasser dans deux contrées plusriches et plus industrieuses que les autres, l’Angleterre etla France; de là ils se dispersent, aujourd’hui comme ilï a quinze ou vingt ans; mais l’épanchement vers l’Oriente st beaucoup plus grand qu’autrefois. On est fondé à con-sidérer cependant comme étant d’une nature provisoireplusieurs des causes qui déterminent les proportionsformes de ce courant spécial.
De ces deux phénomènes que nous venons de constater,le premier, celui d’une production de métaux précieux plusconsidérable que tout ce qu’on a vu jusqu’à'ce jour, semble^ voir s’accuser plus fortement encore un jour, parce querace d’hommes aux mains desquels cette productiones t confiée par l’effet des circonstances, est remarquableP ar son énergie personnelle, par l’esprit d’entreprise au-? elle s’est successivement façonnée et par l’habiletéu e He a acquise dans la pratique des arts mécaniques et