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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
teux, que, dans le quinzième et le seizième siècle, on n’ex-ploitât en Europe de certaines mines très-pauvres qu’ondut abandonner quand l’Amérique fut en grand rapport’Mais aussi la recherche de l’or et de l’argent devint alorsla préoccupation générale. N’avons-nous pas vu, pendantplusieurs années après 1848, les imaginations échaufféespar les nouvelles de là Californie, se porter de toute partvers la poursuite des mines d’or? Par le mouvement géné-ral de la Renaissance, l’art des mines se perfectionna, onexplora mieux les montagnes, on y découvrit de nouveauxfilons et on les travailla avec plus d’intelligence, de savoiret d’ordre qu’il ne s’en mettait dans les exploitations d uNouveau-Monde, et ainsi la métallurgie européenne, bienque moins favorisée par la nature, ne succomba pas.
Ilumboldt a tracé, pour le moment où il écrivait sonEssai sur la Nouvelle-Espagne , un parallèle curieux e0 'tre une mine d’argent voisine de Freyberg, celle de Him'mels-Furst, à ce moment la plus riche de la Saxe, et lalèbre mine de Yalenciana, près de Guanaxuato, qui alo rS > Iet depuis un bon nombre d’années, était la plus riche duMexique (1). Rien n’est plus manifeste que la supérioriténaturelle de Valenciana : c’est une abondance incroya^ ede minerai ; le filon a de 40 à 50 mètres d’épaisseur to-tale (2) ; les filons de Himmels-Furst, au nombre den’ont que 2 à 3 décimètres. A cette époque, la mineValenciana n’avait pas d’eau à épuiser ; celle de Ilimu 1 ^^Furst nécessitait l’emploi de machines hydrauliq l ' eS ’mais Valenciana était plus profonde : on y travaillait à 5mètres de profondeur; Ilimmels-Furst n’était expl 01qu’à 330 mètres. Avec 550 hommes, les premiers nu lieU
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(1) Elle a donné annuellement, pendant quarante années « ^
une quantité d’argent représentant plus de 14,000,000 fr. et q lie 1
6 millions de profit net.
(2) Il est souvent divisé en trois branches.