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La monnaie / par Michel Chevalier
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LA MONNAIE. SECTION XII, CHAPITRE I.

Les commentaires qui précèdent motivent suffisammenttas conclusions suivantes, touchant l’influence qu il estpossible à des mines nouvelles d’exercer sur la valeur rela-tive de l’or.

1° Pour ne parler d’abord que des mines où les cir-constances locales, le degré d’avancement delà civilisation,

ou toutes autres causes empêcheraient l’intervention du ca-pital de s’exercer sur une grande échelle, c’est principa-lement au taux de la main-d’œuvre qu’est subordonné lemontant des frais de production de l’or dans chaque ex-ploitation. De nouvelles mines d’or ne peuvent déprimerle prix du métal, si, dans le pays où elles sont situées, lamain-d’œuvre est plus chère, qu’autant que le rende-ment de ces mines sera plus grand, au moins dansla proportion des prix comparés delà main-d’œuvre,toutes choses égales d’ailleurs.

2° Quand cette condition sera remplie, la baisse ne s’en-suivra pas nécessairement ; il faudra de plus que le champoffert par les nouvelles mines à l’industrie humaine soitassez vaste pour que la quantité de métal, qui existera dé-sormais su rie marché général, soit sensiblement amplifiée,de manière à changer le rapport entre l’offre et la de-mande, ce qui suppose, entre autres conditions, que l'ac-croissement de production aura persisté pendant un certainlaps de temps.

3° Il est indispensable enfin que le pays offre des cours*leau, afin qu’on ait des moyens de lavage. Transportezan milieu du désert de Sahara les plus riches alluvions dela Russie boréale, ou de la Californie, ou de l’Australie, onD en pourra rien faire ; car la méthode de travail, avec desbinerais pareils, sera toujours fondée sur le lavage. Il estPossible d'économiser l’eau, il n’est pas possible de s’enPasser.

4° Admettons maintenant, ainsique c’est un fait acquis