LA MONNAIE. SECTION XII, CHAPITRE H.
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CHAPITRE 11
Des mines d’or de la Rassie.
Le vieil Hérodote avait assuré que le nord de notrecontinent recélait des mines d’or d’une abondance extra-ordinaire. 11 avait raconté comment ce métal était succes-sivement transmis aux Grecs par les Arimaspes, qui lespremiers s’en emparaient et le passaient aux Issédons etaux Massagètes ; mais cette assertion du père de l’histoireétait depuis longtemps reléguée au nombre des fables,probablement parce qu’il y avait mêlé des griffons qu’ilsupposait commis à la garde du métal, et auxquels il lefaisait enlever par les Arimaspes.
11 n’v a guère qu’un siècle et demi que la Sibérie pro-prement dite se remit à donner des métaux précieux :c’était de l’argent quelle fournissait d’abord, et, des lin-gots une fois obtenus, on relirait par la coupellation unemodique quantité d’or. Vers la même époque, sous laPuissante main de Pierre le Grand, le travail métallurgi-que recommençait dans la chaîne des monts Ourals, quia Pparlient pareillement au nord de l’empire, et qui sé-pare la Russie d’Europe de la Sibérie ; c’étaient des mé-taux communs qu’on y produisait. En 1745, on y décou-sit l’or, sur les bords de la rivière Pischma ; le métal s’yPrésentait, non dans des alluvions, mais dans des filons oudes veines de quartz, où il était disséminé en petite quan-tité. De là, dans l’Oural, de nombreuses explorations quiRent trouver d’autres gisements d’or; mais nulle part ils neélurent l’exploitation, excepté sur la Pischma et la Béré-z °fska, et, sauf en ces deux localités, les mines d’or furent