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La monnaie / par Michel Chevalier
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LA MONNAIE. SECTION XII, CHAPITRE II.étendue que l’Oural, avec des cimes plus élevées, cettechaîne couvre un grand espace en Asie, dans les posses-sions russes et à la limite des immenses États qui obéis-sent, l’un au czar, l’autre à l’empereur delà Chine. Parmices âpres montagnes, on exploitait déjà, dans la Sibérieorientale, quelques mines d’argent et d’autres métaux.Dès le dix-septième siècle, un Grec industrieux avaitapporté au ezar quelques lingots d’argent qu’il en avait re-tirés, et, depuis le commencement du dix-huitième siècle,i argent donnait lieu à une exploitation régulière. On dis-tingue aujourd’hui, dans l’Altaï et dans les chaînes qui s yrattachent, trois circonscriptions minéralogiques qui tou-tes dohnentdel’or. Elles répondent à la partie supérieuredes bassins de trois grands fleuves, l’Obi, le Jenisséï et laLéna, tributaires de la mer Glaciale; la troisième de cescirconscriptions, celle qui porte le nom de la ville deNertschinsk, embrasse aussi le haut du bassin de l’Amour,fleuve plus important que les trois autres, en ce que, aulieu de courir au Nord vers des latitudes glaciales, et de seperdre dans un océan inaccessible, il coule à l’Est et sedécharge dans l’océan Pacifique. Les parties de la Sibérie,où ces mines d’or ont été reconnues et s’exploitent, offrentaussi des mines de plomb argentifère, d-’étain, de fer.Pour qu’elles aient une plus entière ressemblance avec lesterrains aurifères du Brésil, on y rencontre quelquespierres précieuses.

Les mines de la Russie boréale produisent, depuis une8u he d’années, une quantité de métal qui excède ce qu’enrendait l’Amérique aux beaux jours du Brésil, et qui estdouble de ce que celle-ci en fournissait pendant la prê-tre moitié du dix-neuvième siècle, c’est-à-dire jus-fio’à la découverte des mines de la Californie. Hérodoteav ait donc raison (1).

H) U n'est pas jusqu’à la fable des griffons, gardiens du précieux mé-