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LA MONNAIE. SECTION XII, CHAPITRE II.de leur production.. Avec, un métal qui recèle une aussigrande valeur sous un petit volume, la. fraude est aisée àpratiquer, surtout à pareille distance du siège du gouverne-ment.
A L’oc que produit le lavage des allumions, la Russie bo-réale en ajoute une petite quantité qu’on retire des lin-gots d’argent ; d’après le tableau qu’a bien voulu mecommuniquer M. Boutovvski, l’or ainsi obtenu, dans l’en-semble des mines de la Russie boréale, n’a été, selon lesdéclarations officielles des exploitants, que de 531 kilo-grammes en moyenne pendant la période décennale de1854 à 1863. C’était un peu plus il y a vingt ans.
Il est permis de penser que les mines d’or de la Russieboréale sont loin d’avoir dit leur dernier mot. La prodi-gieuse étendue sur laquelle se présentent les gisementslégitime des espérances bien supérieures aux résultatsacquis. Assurément les personnes,, qui se sont misesà la tête de l’industrie minière en Sibérie, sont loin demanquer d’intelligence et. d’esprit d,'entreprise. 11 est éga-lement vrai que. la Sibérie, même avant la grande mesurede l’émancipation qui sera l’honneur du règne de l’em-pereur Alexandre II, ne connaissait pas le servage. Mais iln’est pas moins vrai que le souffle vivifiant des institu-tions libérales n’a.point passé par là; la Russie ignore encoretes bienfaits du système représentatif et reste étrangèrea ux libertés politiques dont la fécondité surpasse les dan-gers, quelque opinion qu’on puisse avoir sur la réalité deceux-ci.. Elle n’est même pas encore em possession des li-bertés civiles que recommandent à un si haut degré les^eccès des peuples occidentaux. Elle est de toute part souste joug du système ultra-réglementaire, bien autrement4ue ceux des États de l’Europe où l’administration est lePtes centralisée.
Én jour viendra inévitablement où l’empire, de Russie