LA MONNAIE. SECTION XII, CHAPITRE III. 509dépassaient plusieurs onces. En moins de huit semainesde travail, une valeur de plus de 5 millions de francs ar-r iva à San-Francisco, des bords de la Rivière Américaine.
A Rich-Bar, dit M. Laur, on ne ramassait que les grosmorceaux ; à Coyote-Ville, près de Nevada-Cily, on ex-ploitait un ravin dont les sables, lavés àlabaltée, rendaientenviron 9 pour 100 d’or.
Les premiers rapports officiels reçus par le gou-vernement de Washington, contiennent tous des rensei-gnements dans ce genre-ci : «J’ai passé la nuit dans la« tente d’un groupe de huit personnes, deux matelots,
<( deux charpentiers, trois hommes de peine et un com-« mis. Chaque soir, j’ai vu l’or qu’ils ont rapporté, je l’é-« value à 50 dollars par tête (75 grammes d’or tin); ils« disaient 64 (96 grammes d’or fin). Une autre fois, j’ai« assisté au pesage de l’extraction de deux frères qui la-« vaient de la vase dans un poêlon de fer-blanc. L’un avait«eu 7 doll. (10 4 / 2 grammes), l’autre 82 doll. (123« grammes). » Sur la Rivière des Plumes, le colonel Ma-son, gouverneur de la province, vit quelques personnesqui avaient réuni 50 Indiens, et les faisaient travailler. Ensept semaines et deux jours, soit 44 journées de travaillie ne défalque rien pour les chômages forcés ou volon-taires autres que les dimanches, ni pour les maladies), ilsmirent 273 livres d’or, que le gouverneur estime à las omnie de 400,000 fr. Ce serait un produit quotidien de9 ,000 fr. ou par journée de travailleur, 180 fr.
Eu ce temps-là, le produit moyen d’une journée detravail était d’environ 130 fr. 11 y avait des mineurs heu-re ux qui, à certains jours, faisaient cinquante et cent fois^ e tte somme; mais aussi les denrées les plus ordinaires,es outils les plus grossiers, les vêtements les plus simples,es services les plus vulgaires enchérirent d’une manièreP r °digieuse à San-Francisco. Le salaire d’un journalier,