LA MONNAIE. SECTION XII, CHAPITRE III. 313Nord et qu’imitent bientôt les autres races, lorsqu ellessont mêlées à celle-là. Dans la vallée de la Rivière Amé-ricaine et les vallons affluents, dès 1858, selon M. Laur,
°o ne comptait pas moins de 78 canaux et rigoles,d one longueur totale de 1,600 kilomètres, ayant coûtéplus de 17 millions de francs. L’organisation du travailéprouva dès ce moment une modification très-sensible tle mineur isolé était désormais impuissant devant lapauvreté des nouveaux gisements et la difficulté qu ily avait à les exploiter. Il y fallait des capitaux. Ces cir-constances nouvelles appelaient l’association, et aussila subordination dans le travail. Des travailleurs dépour-vus d’avances durent se mettre aux gages de ceux qui,plus habiles ou plus sages, possédaient du capital, fruitde leur labeur antérieur.
Lesalluvions de la seconde catégorie qu’on ait attaquée,celle qui est postérieure au basalte, ne répondirent pour-tant que médiocrement à l’attente des mineurs. L’exploi-tation n’en était pas facile. La configuration topographiquede la région où elles sont situées est telle que, pour l’épui-sement. des eaux qui s’amoncèlent dans les travaux sou-terrains, il n’est pas possible de se servir de galeries,puisque ce sont des plateaux étendus et sensiblement deniveau; il faut des puits verticaux ou inclinés, munisde machines motrices. Or, on aurait très-difficile-ment des chutes d’eau à proximité. L'eau, conduite à grandsfrais de la montagne, se vend aux mineurs à raison de5 centimes environ le mètre cube; à ce prix, on peut1 employer dansle lavage, mais non comme moteur. Quanta la vapeur, elle serait d’un usage coûteux, parce que, dansc es plaines, le bois, seul combustible dont il puisse êtreQuestion, ne laisse pas que d’être assez rare. Dans ces con-ditions, pour cette classe d’alluvions, l’extraction du seinde la terre et l’épuisement des eaux intérieures delà mine,ni. 33