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LA MONNAIE. SECTION XII, CHAPITUE III.pour la Californie. Mais on verra que, par rapport à unautre pays grand producteur d’or, l'Australie, elle neserait pas fondée.
Essayons d’estimer la quantité de métal qui est sortiedes mines de la Californie. On possède à cet égard undocument certain, c’est le relevé fait chaque année parla douane, de ce qui est embarqué au port de San-Fran-cisco, où se concentre toute l’exportation. Mais à cetégard il y a plusieurs remarques à faire. La première,c’est que les relevés de ce genre sont incomplets ; ils necontiennent que ce qui est consigné sur les livres de borddes navires. Tout l’or que les voyageurs ont sur eux oudans leur malle, reste en dehors. Il y a là une causetrès-sensible de diminution apparente. En second lieu,l’or qui*s’expédie par San-Francisco provient non-seu-lement de la Californie, mais de l’Orégon et du Nevada,et des possessions britanniques du voisinage. Depuis quel-ques années, les mines du district de Washoë, comprisdans le nouvel État de Nevada, y contribuent surtoutpour un contingent toujours croissant.. On sait que cedistrict et le pays qui l’entoure ont offert de grandes ri-chesses métalliques en or et en argent. Elles consistentsurtout dans un lilon d’argent aurifère nommé le filonde Comstock, situé au pied du mont Davidson, dans ledistrict de Virginia City. Quoique ce soit une région plusinhospitalière encore que la partie de la Bolivie où sedresse le mont Poto^i, les mineurs s’y sont portés avecardeur et y travaillent avec une grande énergie, qui estcouronnée de succès.
En ne comptant que le métal officiellement constaté,cest-à-dire ce qui est déclaré à l’embarquement au mo-rhent de l’exportation, la production des mines d’or de laCalifornie s’éleva, dès la quatrième année (1851), à plus
e 200 millions de francs, ou environ 00,000 kilo-