C-42 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
voir si elles ne devraient pas servir un intérêt sur les sommesversées en compte courant proprement dit. La Banque deLondres et Westminster s’est prononcée pour la négative..VI. Gilbart, qui pendant longtemps l’a dirigée, dit que lecompte courant proprement dit expose trop la banque ades remboursements, et que la banque d’ailleurs fait degrands frais dont il faut bien qu'elle se couvre. Les parti'culiers qui sont désireux de toucher un intérêt n’ont qu aavoir un compte de dépôt, parallèlement à leur dépôt encompte courant. Cependant la Banque de Londres, fondéeen 1836, admit le système opposé, celui de servir un i°'térêt sur les comptes courants. Elle paya d’abord unintérêt, calculé sur le pied de 2 p. 100 par an, qu’en 18^elle réduisit à 1 p. 100. Mais aujourd’hui, d’après ses cir"culaires, elle ne donne d’intérêt, chaque mois, que surla moindre somme que le déposant a eue au crédit de soncompte courant pendant le mois précédent, et il faut q uCce minimum n’ait pas été de moins de 200 liv. stei'b(5,000 fr.). La Banque de Londres et du Comté fait d emême. La Banque de l’Union sert même 2 p. 100.
11 nous reste à faire connaître, au sujet du chèque, l eSaméliorations qu’il a reçues.
Le chèque est un titre qui n'est pas susceptible d’a c "ceptation. Il est toujours payable à vue. Il ne comp° rtepas l’obligation d’un acquit. Le simple fait qu’il se tro« veentre les mains du banquier sur lequel il a été tiré est l apreuve que celui-ci en a acquitté le montant. Ilestpay a ^ cpurement et simplement au porteur, c'est-à-dire à la V e(sonne qui le présente, sans aucune question ni reche 1che (I).
(i) Voici comment la loi française du 14 juin 1865 définit leet en expose les principaux caractères :
Le chèque est l'écrit qui, sous la forme d’un mandat de paye*® Sisert au tireur à effectuer le retrait, à son profit ou au profit d’un