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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
de chefs avides et sans scrupules, forment une caté-gorie distincte, qui a aussi ce caractère qu’on y importedes métaux précieux, sans en retirer dans une pro-portion appréciable.
Les pays les plus civilisés, la France et l’Angleterre,par exemple, offrent les deux mouvements bien dessinés,celui de l’importation et celui de l’exportation. Mais ilest à remarquer que, dans cette classe d’États, si l’onenvisage les deux métaux ensemble, l’importation dépassel’exportation presque régulièrement chaque année. C’estque dans ces pays les affaires s’étendent et se multi-plient et la richesse grandit. L'extension et la mul-tiplication des affaires nécessitent le développement del’instrument des échanges, c’est-à-dire plus de monnaie-Le progrès de la richesse détermine celui du luxe, quiemploie l’or et l’argent comme des matières premières-Enfin il y a une certaine quantité d’or et d’argentqui se perd : ce sont les dorures qui disparaissent,l’argenture qui se dissipe petit à petit ; c’est la dé-perdition de métal qu’entraînent la circulation de l amonnaie, l’usage de la vaisselle, des ustensiles et desbijoux.
Les relevés de la douane ne font peut-être pas connaî'tre très-exactement l’entrée et la sortie des métauxprécieux. Il paraît que, pour ces matières, il y a un cer-tain nombre de déclarations incomplètes, et les relevé*de la douane ne constatent pas ce que les voyageurs p° 1 ’'tent avec eux. Ces relevés sont cependant les seuls do-cuments qui, dans la plupart des cas, puissent i' aiveconnaître, au moins approximativement, les quanti^entrées ou sorties. Us constatent ce que nous venonsdire, que les grands États civilisés, tels que la France etl’Angleterre, reçoivent, à peu près régulièrement, pl uSmétaux précieux qu’ils n’en rendent.