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Toutes les places fortes étaient désarmées ; les palissade**et les approvisionnemens de siège avaient été vendus ■>mais le matériel île l’artillerie pouvait suffire à leur arme-ment.
II. Huit cent mille hommes étaient jugés nécessairespour combattre l’Europe à forces égales. Les premierssoins se portèrent sur le moral de l’armée. On restitua auxrégimens les numéros qu’ils portaient depuis i/94> ilsavaient été illustrés dans vingt-cinq campagnes et millecombats. On créa les cadres des 3.®, 4- e , 5.® bataillonsdes régimens d’infanterie , des 4* e et 5. e escadrons desrégimens de cavalerie ; ceux de trente bataillons du traind’artillerie ; de vingt régimens de jeune garde , de dixbataillons d’équipages militaires , et de vingt régimens demarine , ce qui donna de l’emploi à tous les officiers àdemi-solde de toutes les armes de terre et de mer. Onrequit deux cents bataillons de la garde nationale d’élite,chaque bataillon composé de deux compganies de gre-nadiers et deux de voltigeurs, et fort de 56o hommes. Onrappela sous les drapeaux tous les anciens militaires ; iln’y eut pas besoin de loi coercitive pour les contraindreà obéir; ils accoururent en chantant; laboureurs, artisans,manufacturiers, etc., tous quittèrent leur travail à la linde la semaine, endossèrent leur vieil uniforme , et re-joignirent leurs anciens régimens. Cet appel devait pro-duire deux cent mille hommes, il n’en rendit que centtrente mille à l’armée de ligne, parce qu’un grand nom-lire s’enrôlèrent dans les deux cents bataillons d’élite degarde-nationale, que d’autres entrèrent comme rempla-