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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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Toutes les places fortes étaient désarmées ; les palissade**et les approvisionnemens de siège avaient été vendus>mais le matériel île lartillerie pouvait suffire à leur arme-ment.

II. Huit cent mille hommes étaient jugés nécessairespour combattre lEurope à forces égales. Les premierssoins se portèrent sur le moral de larmée. On restitua auxrégimens les numéros quils portaient depuis i/94> ilsavaient été illustrés dans vingt-cinq campagnes et millecombats. On créa les cadres des 3.®, 4- e , 5.® bataillonsdes régimens dinfanterie , des 4* e et 5. e escadrons desrégimens de cavalerie ; ceux de trente bataillons du traindartillerie ; de vingt régimens de jeune garde , de dixbataillons déquipages militaires , et de vingt régimens demarine , ce qui donna de lemploi à tous les officiers àdemi-solde de toutes les armes de terre et de mer. Onrequit deux cents bataillons de la garde nationale délite,chaque bataillon composé de deux compganies de gre-nadiers et deux de voltigeurs, et fort de 56o hommes. Onrappela sous les drapeaux tous les anciens militaires ; ilny eut pas besoin de loi coercitive pour les contraindreà obéir; ils accoururent en chantant; laboureurs, artisans,manufacturiers, etc., tous quittèrent leur travail à la linde la semaine, endossèrent leur vieil uniforme , et re-joignirent leurs anciens régimens. Cet appel devait pro-duire deux cent mille hommes, il nen rendit que centtrente mille à larmée de ligne, parce quun grand nom-lire senrôlèrent dans les deux cents bataillons délite degarde-nationale, que dautres entrèrent comme rempla-