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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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Pyrénées. On na point compris ces quaranle-huil batail-lons élans la situation au i. er juin, parce quà celle époquejls navaient point encore quitté le chef-lieu de leurs tîépar-temens, et que leur organisation nétait pas complétée ;mais à la fin de juin, ils étaient rendus à leur destinationrespective. Des trente mille officiers, sous - officiers etsoldats tirés de la retraite, vingt mille hommes augtnen-talent les garnisons des places fortes et dix mille tenaientgarnison à Marseille, à Bordeaux et autres villes leurprésence était utile pour électriser lesprit public et sur-veiller les rnalveillans. Les quatre-vingt-dix places fortesétaient années, palissadées , approvisionnées et comman-dées par des officiers expérimentés.

La première ligne des frontières du nord, savoir:

Calais, Dunkerque, Saint-Omer, Lille , Coudé , Mau-beuge , Philippeville , étaient approvisionnés pour sixmois, et avaient des garnisons complètes en nombre dhom-mes, triais non habillées ni instruites; cétaient les gardesnationales délite qui se formaient.

La deuxième ligne, savoir :

Àrdres , Aire, Béthune, Douai, Valenciennes, le Ques-noy, Avesnes, Itocroy, étaient approvisionnés pour quatremois, et avaient ta moitié de leur garnison.

La troisième ligne, savoir :

Montreuil, Hesdin, Arras , Bouchain , Landrecy, Ba-pautne, Cambrai, Abbeville, château dAmiens, Pérenne,château de liant, Laon , étaient approvisionnés pourtrois mois, et avaient le quart de leur garnison.

Sur la frontière de la Moselle, la première ligne, savoir :