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dut son salut qu’à ses murailles; <S. Q et q.° en i588 et1 58g , Henri Ht et Ilenri IV échouèrent devant les for-nications de Paris, et si plus tard, les habitans ouvrirentleurs portes * ils les ouvrirent de plein gré , et en consé-quence de l’abjuration de St.-Denis ; i o.° enfin, en i636,les fortifications de Paris en sauvèrent, pendant plusieursannées , les habitans. Si Paris eût été encore une placeforte en 1814 et i 8 id , capable de résister seulement huitjours , quelle influence cela n’aurait-il pas eu sur les évé-nemens du monde ! ! !
Une grande capitale est la patrie de l’élite de la nation;tous les grands y ont leur domicile, leurs familles ; c’estle centre de l'opinion, le dépôt de tout. C’est la plusgrande des contradictions et des inconséquences que delaisser un point aussi important sans défense immédiate.Au retour de la campagne d’Austerlitz , l’empereur s’en-tretint souvent et fit rédiger plusieurs projets pour for-tifier les hauteurs de Paris. La crainte d’inquiéter leshabitans , les événemens qui se succédèrent avec uneincroyable rapidité, l'empêchèrent de donner suite à ceprojet. Comment, dira-t-on , vous prétendez fortifier desvilles qui ont douze à quinze mille toises de pourtour ?U vous faudra quatre-vingts ou cent fronts, cinquante àsoixante mille soldats de garnison , huit cents ou millepièces d’arlillerie en batterie. Mais soixante mille soldatssont une armée; ne vaut-il pas mieux l’employer en ligne?Celle objection est faite en général contre les grandes placesfortes, mais elle est fausse en ce qu’elle confond un soldatavec un homme. Sans doute , il faut, pour défendre une