( U )
« fies Bourbons du terril o’re français , par l’appel qu’ils« ont fait aux armées étrangères pour remonter sur le» trône qu’ils ont abandonné, et par le vœu unanime de» la nation, qui en reprenant le libre exercice de ses« droits , a solennellement désavoué tout ce qui a été« fait sans sa participation.
.< Les Français ne peuvent recevoir des lois de I’étran-» ger ; ceux mêmes qui sont allés y mendier un secours» parricide, ne tarderont pas à reconnaître et à éprouver,» ainsi que leurs prédécesseurs , que le mépris et l’infamie» suivent leurs pas , et qu’ils ne peuvent laver l’opprobre» dont ils se couvrent , qu’en rentrant dans nos rangs.
» Mais une nouvelle carrière de gloire s’ouvre devant» l’armée ; l’histoire consacrera le souvenir des faits mili-» taires qui auront illustré les défenseurs de la patrie et)> de 1 honneur national. Les ennemis sont nombreux,y> dit -on ; que nous importe ! il sera pins glorieux de les» vaincre, et leur défaite aura d’autant plus d’éclat. La» lutte qui va s’engager n’est pas au-dessus du génie de« Napoléon , ni au-dessus de nos forces. Ne voit-on pas» tous les déparlemens , rivalisant d enlliousiasme et de>» dévouement, former , comme par enchantement, cinq« cents superbes bataillons de gardes nationales, qui déjà» sont venus doubler nos rangs, défendre nos places, et>> s’associer à la gloire de l’armée ? C’est l’élan d’un peuple« généreux qu’aucune puissance ne peut vaincre, et que5> la postérité admirera. Aux armes !
“ Bientôt le signal sera donné ; que chacun soit à son» devoir; du nombre des ennemis, nos phalanges vie-.