( 54 )
il,'! pes et Waterloo. A cinq cents toises de distance deCharleroi, une autre chaussée prend à droite et se dirigepar Gilly sur Namur , éloigné de huit lieues de Charleroi.Le corps de Zietlen , instruit par ses hussards du mou-vement de l’armée française, évacua en toute hâte Char-leroi par ces deux routes ; une division se relira par lachaussée de Bruxelles et s’arrêta à Gosselies, une autreprit la route de Namur et s’arrêta à Gilly. Le généralPajol suivit Pennemi sur la roule de Namur ; le généralClary , avec une brigade de hussards, le suivit sur cellede Bruxelles. Les troupes escarmouchaient alors sur cesdeux routes ; le général Clary, n’étant pas assez fort ,fut soutenu par le général Lefebvre-Resnoueltes avec lacavalerie légère de la garde et ses deux batteries. La di-vision Duhesme, de jeune garde à pied , se mit en réserveen arrière de la cavalerie Pajol , et détacha un régimentpour aller en position à mi-chemin de Charleroi à Gos-selies, servant de réserve à la cavalerie du général Lefeb-vre-Desnouettes. Le comte Reille passa la Sambre sur lepont de Marchiennes, et se porta sur Gosselies , pour yjoindre la route de Bruxelles, et de là pousser sur lesQualre-Bras. Le général comte d’Erlon eut ordre de sou-tenir le général Reille. Le maréchal Grouchy, aussitôtqu’il eut débouché sur Charleroi avec les reserves de ca-valerie , et suivi par le 3. e corps d’armée , se porta surGilly, que le général Zietlen évacua pour prendre posi-tion entre Gilly et Fleurus adossé à un bois. Le généralReille s'empara de Gosselies après une légère résistance.Le maréchal Ney venait d’arriver sur le champ de bataille.