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elle présentait une force certainement supérieure à qualre-vingt-mille hommes. Son Iront était couvert par un ravinprofond, sa droite était en l’air. La ligne de bataille éta tperpendiculaire à la chaussée de Namur , aux Quatre-Bras , et dans la direction du village de Sombref à celuide Gosselies ; le point des Quatre-Bras était perpendiculairederrière le milieu de la ligne. Il est. évident que te maré-chal Blücher ne s'attendait pas à être attaqué ce jour mémo;il croyait avoir le temps de compléter le rassemblementde son armée , et d’être appuyé sur sa droite par l’annéeanglo-hollandaise qui devait déboucher sur les Quatre-Bras , par les chaussées de Bruxelles et de Nivelles , dansla journée du 17.
Un officier d’état-major de la gauche , fit le rapport,que le maréchal Ney , au moment où il prenait les armespour marcher à la position en avant des Quatre-Bras ,avait été arrêté par la canonnade qui s’était fait entendresur son flanc droit, et par les rapports qu’il avait reçus,que les deux armées anglo-hollandaise et prusso-saxonneavaient déjà opéré leur réunion aux environs de Fleurus;que dans cel état de choses, s’il continuait son mouve-ment, il serait tourné; que du reste, il était prêt à exé-cuter les ordres que l’empereur lui enverrait, aussitôt qu’ilconnaîtrait ce nouvel incident. L’empereur le blâma d’avoirdéjà perdu huit heures ; ce qu’il prétendait être un nouvelincident existait depuis la veille ; il lui réitéra l’ordre de seporter en avant des Quatre-Bras , et qu aussitôt qu’il au-rait pris position, il eût à détacher une colonne de huitmille hommes d’infanterie avec la division de cavalerie de