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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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n'était pas offensive. Une partie était masquée : l'arméeprussienne dut être sans inquiétude.

II. Mais à deux heures , l'empereur ordonna un chan-gement de front sur Fleurus, la droite en avant. Cettemanœuvre porta le 3. e corps à deux portées de canon deSaint-Amand , le à deux portées de canon de Ligny ,la droite à deux portées de canon de Sombref. Le généralGirard, avec la 3.e division du a. e corps , se trouva êtreen potence sur lextrémité de la droite de larmée prus-sienne. Le ravin qui couvrait le front de la position del'ennemi prenait naissance entre le 3. e corps et la divisionGirard , de sorte que c> tte division était sur la rive gauchede ce ravin. La garde et la cavalerie de Milhaud firent lamême manœuvre et se trouvèrent en deuxième ligne àsix cents toises, derrière le 3.° et le 4- c corps. Le G.« corpsqui était en route île Charleroi, reçut ordre d'accélérer samarche, et de prendre position en avant de Fleurus , enréserve générale. Tout annonçait la perte de l'arméeprussienne. Le comte Gérard s'étant approché de lem-pereur pour demander quelques instructions pour latta-que du village de Ligny , ce prince lui dit : « Il se peut» que dans trois heures le sort de la guerre soit décidé.» Si Ney exécute bien ses ordres, il ne séchappera pas« un canon de larmée prussienne ; elle est prise en fia-« graut délit, (i) »

(i) Larme'e française sur Ligny e'iait forte de soixante-onze miilc.hommes, et deux cent quarante bouches à feu, savoir :