Buch 
Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
Entstehung
Seite
65
JPEG-Download
 

( 65)

voulut s'opposer à sa marche, et s'empara de ta moitiédu village ; mais il tomba blessé à mort. Le 3. e corps semaintint dans l'autre partie de ce village. Il était cinqheures eL demie , lempereur faisait exécuter plusieursmanœuvres à linfanterie de sa garde pour la porter surLigny, lorsque le general "Yandammo donna avis quunecolonne de trente mille hommes , infanterie , cavalerie,artillerie , savançait sur Fleurus, quon lavait dabordprise pour la colonne détachée de la gauche ; mais outrequelle était beaucoup plus forte, elle venait par une routedifférente ; que les troupes du général Girard layant re-connue pour ennemie, avaient en conséquence abandonnélextrémité du village , et avaient pris position au boispour couvrir Fleurus ; que son 3. e corps lui même.en étaitébranlé, et que si la réserve narrivait pas pour an etercette colonne, il serait obligé dévacuer Saint-Amand etde battre en retraite. La manœuvre de celte colonne parutinexplicable. Elle avait donc passé entre le maréchal ISieyet le maréchal Bliicber , ou bien entre les Quatre-Bras etCüarleroi. Toutefois , lavis sen réitérant , lempereurarrêta la marche de la garde, et envoya en toute dili-gence sou aide de camp le général Dejean, officier de con-fiance , pour reconnaître le nombre , la force et les inten-tions de cette colonne. Une heure après , on sut quecelte colonne prétendue anglaise , était le i. er corps com-mandé par le comte dErlon qui, ayant été laissé en ré-serve à deux lieues et demie des Quatre-Bras , accouraitpour soutenir lattaque de Saiut-Amand ; que la divisionGirard, détrompée, avait repris sa position, et le 3.° corps

S