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voulut s'opposer à sa marche, et s'empara de ta moitiédu village ; mais il tomba blessé à mort. Le 3. e corps semaintint dans l'autre partie de ce village. Il était cinqheures eL demie , l’empereur faisait exécuter plusieursmanœuvres à l’infanterie de sa garde pour la porter surLigny, lorsque le general "Yandammo donna avis qu’unecolonne de trente mille hommes , infanterie , cavalerie,artillerie , s’avançait sur Fleurus, qu’on l’avait d’abordprise pour la colonne détachée de la gauche ; mais outrequ’elle était beaucoup plus forte, elle venait par une routedifférente ; que les troupes du général Girard l’ayant re-connue pour ennemie, avaient en conséquence abandonnél’extrémité du village , et avaient pris position au boispour couvrir Fleurus ; que son 3. e corps lui même.en étaitébranlé, et que si la réserve n’arrivait pas pour an etercette colonne, il serait obligé d’évacuer Saint-Amand etde battre en retraite. La manœuvre de celte colonne parutinexplicable. Elle avait donc passé entre le maréchal ISieyet le maréchal Bliicber , ou bien entre les Quatre-Bras etCüarleroi. Toutefois , l’avis s’en réitérant , l’empereurarrêta la marche de la garde, et envoya en toute dili-gence sou aide de camp le général Dejean, officier de con-fiance , pour reconnaître le nombre , la force et les inten-tions de cette colonne. Une heure après , on sut quecelte colonne prétendue anglaise , était le i. er corps com-mandé par le comte d’Erlon qui, ayant été laissé en ré-serve à deux lieues et demie des Quatre-Bras , accouraitpour soutenir l’attaque de Saiut-Amand ; que la divisionGirard, détrompée, avait repris sa position, et le 3.° corps
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