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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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généraux ennemis furent tués ou Blessés. Le marécliatBiiicher fut culbuté par une charge de cuirassiers et fouléaux pieds des chevaux; mais les cuirassiers français con-tinuèrent leur charge sans le voir : il faisait déjà nuit. Cemaréchal parvint à se sauver froissé et à moitié estropié.La disproportion que lon remarque entre les pertes desarmées prussienne et française , provient de ce que lesréserves de larmée française furent tenues pendant toutela bataille hors de la portée du canon, de ce que les 3 .®et 4- e corps qui étaient en première ligne, étaient masquéspar des plis du terrain, tandis que larmée pru ienne étaittoute massée sur lamphithéâtre qui va de Saint-Arnaudet Ligny aux hauteurs de llry. Tous les boulets de far-inée française qui manquaient les premières lignes , frap-paient dans les réserves ; pas un coup n'était perdu. Legénéral Girard s'étad distingué au passage du Tesin en1800; il avait beaucoup contribué au gain de la bataillede Lutzen en 1810; cétait un des plus intrépides soldatsde larmée française ; il avait éminemment le feu sacré.Lempereur , satisfait du comte Gérard , commandant le4.e corps, lui destinait le bâton de maréchal de lempire ;il le considérait comme une des espérances de la France.

III. Le prince dOrange , dont le quartier-général étaità Braine-le-Comte, ne reçut qu'à la pointe du jour , le16, lordre du duc de Wellington de réunir ses troupes.Il se porta avec la a. c brigade de la 3. e division belge auxQualre-Bras pour soutenir une de ses brigades que com-mandait le prince Bernard de Saxe , qui, dès le 1 5 , apièsavoir défendu Frasnes , avait pris position entre les Qua-