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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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u'eurcnt qu’à faire un à droite par quatre pour être horsdes ligues de l'armée ; ils se portèrent rapidement et sansconfusion à trois mille toises , et s’y rangèrent en bataille ,en potence sur toute la droite de l’armée.

IV. Un quart-d’heure après, un officier de chasseursamena un hussard noir prussien qui venait d’être faitprisonnier par les coureurs d’une colonne volante de troiscents chasseurs , qui battait l'estrade entre Wavres etPlanchenoit. Ce hussard était porteur d’une lettre ; il étaitfort intelligent, et donna île vive Voix tous les renseignc-inens que l’on put désirer. La colonne qu'on apercevait àSaint-Lambert était l’avant-garde du général prussienCu'ow qui arrivait avec trente mille hommes; c’était le4 . e corps prussien qui n’avait pas donné à Ligny. La lettreétait effectivement l’annonce de l’arrivée de ce corps; cegénéral demandait au duc de Wellington des ordres ulté-rieurs. Le hussard dit qu’il avait été le mat n à Wavres,que les trois autres corps de l’armée prussienne y étaientcampés, qu’ils y avaient passé la nuit du 17 au îd, qu’ilsn’avaient aucun Français devant eux; qu’il supposait queles Français avaient marché sur Planchenoit; qu’une pa-trouille de son régiment avait été dans la nuit jusqu’àdeux lieues de Wavres sans rencontrer aucun corpsfrançais. Le duc de Dalmatie expédia sur-le-champ lalettre interceptée et le rapport du hussard au maréchalGrouchy, auquel il réitéra 1 ordre de marcher de suitesur Saint-Lambert, et de prendre à dos le corps du gé-néral Bulow. Il était onze heures ; l’officier n’avait auplus que quatre ou cinq lieues à faire , toujours sur de