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observait avec attention quel serait le mouvement du gé-néral ennemi ; il n’en fit aucun sur sa droite ; mais ils’aperçut qu’il préparait sur la gauche une grande chargede cavalerie ; il s’y porta au galop. La charge avait eu lieu ;elle avait repoussé une colonne d’infanterie qui s’avançaitsur le plateau, lui avait enlevé deux aigles et désorganisésept pièces de canon. 11 ordonna à une brigade de cui-rassiers du général Milliaud , de la deuxième ligne, decharger celte cavalerie. Elle partit aux cris de vive l’em-pereur ; la cavalerie anglaise fut rompue, la plus grandepartie resta sur le champ de bataille ; les canons furentrepris, l’infanterie protégée. Diverses charges d’infanterieet de cavalerie eurent lieu ; le détail en appartient plus àl’histoire de chaque régiment, qu’à l’histoire générale de labataille, où ces récits multipliés ne porteraient que dudésordre ; il suffit de dire qu’après trois heures de combat,la||ferrne de La llaye-Sainte, malgré la résistance des régi-mens écossais , fut occupée par l’infanterie française ; etle but que s’était promis le général français obtenu. Les6. e et 5. e divisions anglaises furent détruites , le généralPiclon resta mort sur le champ de bataille.
L’empereur parcourut pendant ce combat la ligne d'in-fanterie du i. cr corps, la ligue de cavalerie des cuirassiersMilliaud et celle en 3. e ligne de la garde, an milieu desboulets , de la mitraille et des obus; ils ricochaient d'uneligne à l’autre. Le brave général Devaux, commandantl’artillerie de la garde , qui était à scs cotés , fut enlevépar un boulet : perle sensible, surtout dans ce moment,puisqu’il savait mieux que personne les positions qu’oc-