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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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observait avec attention quel serait le mouvement du gé-néral ennemi ; il nen fit aucun sur sa droite ; mais ilsaperçut quil préparait sur la gauche une grande chargede cavalerie ; il sy porta au galop. La charge avait eu lieu ;elle avait repoussé une colonne dinfanterie qui savançaitsur le plateau, lui avait enlevé deux aigles et désorganisésept pièces de canon. 11 ordonna à une brigade de cui-rassiers du général Milliaud , de la deuxième ligne, decharger celte cavalerie. Elle partit aux cris de vive lem-pereur ; la cavalerie anglaise fut rompue, la plus grandepartie resta sur le champ de bataille ; les canons furentrepris, linfanterie protégée. Diverses charges dinfanterieet de cavalerie eurent lieu ; le détail en appartient plus àlhistoire de chaque régiment, quà lhistoire générale de labataille, ces récits multipliés ne porteraient que dudésordre ; il suffit de dire quaprès trois heures de combat,la||ferrne de La llaye-Sainte, malgré la résistance des régi-mens écossais , fut occupée par linfanterie française ; etle but que sétait promis le général français obtenu. Les6. e et 5. e divisions anglaises furent détruites , le généralPiclon resta mort sur le champ de bataille.

Lempereur parcourut pendant ce combat la ligne d'in-fanterie du i. cr corps, la ligue de cavalerie des cuirassiersMilliaud et celle en 3. e ligne de la garde, an milieu desboulets , de la mitraille et des obus; ils ricochaient d'uneligne à lautre. Le brave général Devaux, commandantlartillerie de la garde , qui était à scs cotés , fut enlevépar un boulet : perle sensible, surtout dans ce moment,puisquil savait mieux que personne les positions quoc-