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plus île deux cent mille hommes et en position ? C’était cer-tainement tout ce qui pouvait arriver de plus avantageuxaux ail es. Se serait-il contenté Je prendre lui meme po-sition? Son inaction ne pouvait pas être longue, puisquetrois cent mille Poisses, Autrichiens, Bavarois, etc ,étaient arrivés sur le Rhin ; ils seraient dans peu de se-maines sur la Marne, ce qui l’obligerait à courir au se-cours île sa capitale. C’est alors que l’armée anglo-prus-sienne devait marcher et se joindre aux alliés sous Paris;elle n'aurait couru aucune chance , n’aurait éprouvéaucune perle , aurait agi conformément aux intérêts dela nation anglaise, au plan général de guerre adopté parles alliés, et aux règles de 1 art de la guerre. Du i5 au18 le duc de Wellington a constamment manœuvrécomme l’a désiré son ennemi ; il n’a rien fait de ce quecelui-ci craignait qu'il fît. L’infanterie anglaise a élé fermecl solide. La cavalerie pouvait mieux faire. L’armée anglo-hollandaise a élé deux fois sauvée dans la journée par lesPrussiens, la première fois, avant t roi s heures, par l’ar-rivée de Bulow avec trente mille hommes, et la deuxièmefois par l’arrivée du maréchal Rîücher aveetrenle-im millehommes. Dans celle journée, soixaule-neuf mille Françaisont bal tu cent vingt mille hommes. La victoire leur a éléarrachée entre huit et neuf heures, mais par cent cinquantemille hommes.
Qu’on se ligure la contenance du peuple de Londres, aumoment où d aurait appris la catastrophe de sou armée ,et que I on avait prodigué le plus pur de son sang poursoutenir la cause des rois contre celle des peuples, des pri-vilèges contre l’égalité, des oligarques contre les libéraux,des principes de la sainte-alliance contre ceux de la sou-veraineté du peuple ! ! !