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ehèrent tellement qu’il ne put leur exprimer ce qu’il sentait , qu’crtdisant : » Lyonnais , je vous aime. » C’est pour la seconde fois queles acclamations de cette ville avaient été le présagé des nouvelles des-tine'es réservées à la France.
Le 1 j, à trois heures après midi, l’empereur arriva à Yillcfranchc;petite ville de quatre mille âmes , qui eu renfermait en ce momentplus de soixante mille. Il s'arrêta à l’hôtel-de-ville. Un grand nombre<le militaires blesses lui furent présentes.
Il entra à Mâcon à sept heures du soir, toujours environne du peu-ple des cantons voisins. Il témoigna son étonnement aux Maçonnaisdu peu d’eflorts qu’ils avaient faits dans la dernière guerre, pour sedéfendre contre l’ennemi , et soutenir l’honneur des Bourguignons :Sire , pourquoi aviez-vous nommé un mauvais maire ? »
A Tournus , l’empereur n’eut que des éloges à donner aux habitansjfciir la belle conduite et le patriotisme qui , dans ces mêmes circons-tances , ont distingué Tournus , Châlons et Saiut-Jean-dc-Losne. AChâlons , qui , pendant quarante jours , a résisté aux forces de l’en-nemi , et défendu Je passage de la Saône , l’empereur s’est fait rendrecompte de tous les traits de bravoure , et ne pouvant se rendre à Saint-Jean-de-Losne , il a du moins envoyé la décoraliou de la légion d’hon-neur au digne maire de cette ville. A cette occasion, l’empereur s’écria:v C’est pour vous , braves gens, que j’ai institué la légion d’honneur ,v et non pour les émigrés pensionnés de nos ennemis ! »
L’empereur reçut à Châlons la députation de la ville de Dijon quivenait de chasser de sou sein le préfet et le mauvais maire, dont laconduite, dans la dernière campagne, a déshonoré Dijon et les Di-jonnais ! L’empereur destitua ce maire, en nomma tin autre , et confiale commandement de la division au brave général Devaux.
Le i 5 , l’empereur vint coucher à Autun , et d’Autun , il alla cou-cher , le 16, à A vallon. Il trouva sur cette route les mêmes sentimensque dans les montagnes du Dauphiné. Il rétablit dans lcurs ( places tousjes fonctionnaires qui avaient été destitués pour avoir concouru à ladéfense de la patrie contre l’étranger. T,es habitans de ChilFey étaientspécialement l’objet des persécutions d’un freluquet, sous-préfet à