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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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interrogatoires des courriers , na pas permis de douter que 1 envoi decette déclaration neût eté fait par les membres de la légation françaiseà Vienne , et elle doit conséquemment être considérée comme adoptéeet signée par eux.

4. Cest sous ce premier point de vue que la commission a cru de-voir dabord examiner cette production qui na point de modèle dansles annales de la diplomatie, et dans laquelle des Français, des hom-mes revêtus du caractère public le plus respectable , commencent parUne espèce de mise hors la loi, ou, pour parler plus nettement , parune provocation à lassassinat de lempereur Napoléon.

5. Nous disons , avec le ministre de la police , que cette déclarationest louvrage des plénipotentiaires français , parce que ceux dAutriche,de Russie, de Prusse, dÀugleterre , nont pu signer un acte que lessouverains et les peuples auxquels ils appartiennent, sempresseraientde désavouer.

6. Et dabord, ces plénipotentiaires , coopérateurs, pour la plupart,du traité de Paris, savent que Napoléon y a été reconnu comme con-servant le titre dempereur et comme souverain de Pile dElbe : ilslauraient désigné par ces titres, et ne se seraient écartés, ni au fond,ni dans la forme, du respectueux égard quils imposent.

7. Ils auraient senti que, daprès les lois des nations, le prince lemoins fort par létendue ou la population de ses Etats, jouit, quant àson caractère politique et civil , des droits appartenant à tout princesouverain à légal du monarque Je plus puissant, et Napoléon reconnusous le titre dempereur, et en qualité de prince souverain par toutesles puissances, nétait pas plus quaucune delles justiciable du congrèsde Vienne.

8. Loubli de ces principes, impossible à supposer dans des pléni-potentiaires qui pèsent les droits des nations avec réflexion , sagesseet maturité, na rien détonnant quand il est manifesté par quelquesministres français à qui leur conscience reproche plus duuc trahison ,chez qui la crainte a produit lemportement, et dont les remords éga-rent la raison.

g. Ceux- ont pu risquer la fabrication, la publication dune pièce