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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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l'âme la plus forte a besoin de chercher de la consolation et dusupport au sein de sa famille et des affections domestiques.

21. II. La sûrete' deNapolc'on, delà famille impériale et de leur suiteétait garautie (art. 14 du traite') par toutes les puissances ; et des ban-des dassassins ont c'te' organisées en France sous les yeux du gouver-nement français, et même par ses ordres , comme le prouvera bientôtla proce'dure solennelle contre le sieur de Maubrcuil, pour attaquer etl'empereur et ses frères, et leurs epouses. A de'faut du succès quonespe'rait de cette première branche du complot, une émeute a e'te' dis-posée à Orgon , sur la roule de lempereur, po lu - essayer dattenter àses jours par les mains de quelques brigands : on a envoyé' en Corse,comme gouverneur, un sicaire de Georges , le sieur Brulart, e'ieve'exprès au grade de maréchal de camp , connu en Bretagne, en Anjou,en Normandie, dans la Vendée, dans toute lAngleterre, par le sangquil a répandu , afin quil préparât et assurât le crime ; et, en effet,plusieurs assassins isolés ont tenté, à lile dElbe, de gagner, par lemeurtre de Napoléon, le coupable et honteux salaire qui leur étaitpromis.

22. III. Les duchés de Parme et de Plaisance étaient donnés , eutoute propriété, à Marie-Louise, pour elle, son fils et ses dcsccndans;et, après de longs refus de les mettre en possession, on a consommélinjustice par une spoliation absolue, sous le prétexte illusoire dunéchange sans évaluation, sans proportion, sans souveraineté, sansconsentement ; et les documens existans aux relations extérieures, quenous nous sommes faits représenter, prouvent que cest sur les. sollici-tations , sur les instances, par les intrigues du prince de Be'névent,que Marie-Louise et son fils ont été dépouillés.

. IV. Il devait être donné au prince Eugène, fils adoptif deNapoléon , qui a honoré la France qui le vit naître, et conquis laffec-tion de lItalie qui ladopta, un établissement convenable hors deFrance; et il na rien obtenu.

24. V. Lempereur avait ( art. g du traité ) stipulé, en faveur desbraves de larmée , la conservation de leurs dotations sur le MonteNapole'one; il avait réservé sur le domaine extraordinaire et sur des