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où l'âme la plus forte a besoin de chercher de la consolation et dusupport au sein de sa famille et des affections domestiques.
21. II. La sûrete' deNapolc'on, delà famille impériale et de leur suiteétait garautie (art. 14 du traite') par toutes les puissances ; et des ban-des d’assassins ont c'te' organisées en France sous les yeux du gouver-nement français, et même par ses ordres , comme le prouvera bientôtla proce'dure solennelle contre le sieur de Maubrcuil, pour attaquer etl'empereur et ses frères, et leurs e’pouses. A de'faut du succès qu’onespe'rait de cette première branche du complot, une émeute a e'te' dis-posée à Orgon , sur la roule de l’empereur, po lu - essayer d’attenter àses jours par les mains de quelques brigands : on a envoyé' en Corse,comme gouverneur, un sicaire de Georges , le sieur Brulart, e'ieve'exprès au grade de maréchal de camp , connu en Bretagne, en Anjou,en Normandie, dans la Vendée, dans toute l’Angleterre, par le sangqu’il a répandu , afin qu’il préparât et assurât le crime ; et, en effet,plusieurs assassins isolés ont tenté, à l’ile d’Elbe, de gagner, par lemeurtre de Napoléon, le coupable et honteux salaire qui leur étaitpromis.
22. III. Les duchés de Parme et de Plaisance étaient donnés , eutoute propriété, à Marie-Louise, pour elle, son fils et ses dcsccndans;et, après de longs refus de les mettre en possession, on a consommél’injustice par une spoliation absolue, sous le prétexte illusoire d’unéchange sans évaluation, sans proportion, sans souveraineté, sansconsentement ; et les documens existans aux relations extérieures, quenous nous sommes faits représenter, prouvent que c’est sur les. sollici-tations , sur les instances, par les intrigues du prince de Be'névent,que Marie-Louise et son fils ont été dépouillés.
2Ô. IV. Il devait être donné au prince Eugène, fils adoptif deNapoléon , qui a honoré la France qui le vit naître, et conquis l’affec-tion de l’Italie qui l’adopta, un établissement convenable hors deFrance; et il n’a rien obtenu.
24. V. L’empereur avait ( art. g du traité ) stipulé, en faveur desbraves de l’armée , la conservation de leurs dotations sur le MonteNapole'one; il avait réservé sur le domaine extraordinaire et sur des