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Les hommes sont trop impuissans pour assurer l’avenir ; les insti-tutions seules fixent les destinées des nations. La monarchie est ne-cessaire en France pour garantir la liberté', l'indépendance et les droitsdu peuple.
Nos constitutions sont éparses : une de nos plus importantes occu-pations sera de les re'unir dans un seul cadre , et de les coordonnerdans une seule pense'e. Ce travail recommandera l’époque actuelle auxgénérations futures.
J’ambitionne de voir la France jouir de toute la liberté' possible ;je dis possible, parce que l’anarchie ramène toujours au gouvernementabsolu.
Une coalition formidable de rois en veut à notre independar.ee ; sesarmées arrivent sur nos frontières.
La frégate la Melpomène a e'ie' attaque'e et prise dans la Médiler-rane'e, après un combat sanglant contre un vaisseau anglais de 74.Le sang a coule' pendant la paix.
Nos ennemis comptent sur nos divisions intestines ; ils excitent etfomentent la guerre civile. Des rassemblemens ont lieu ; on commu-nique ayecGand, comme en 1792 avec Coblentz. Des mesures legis-latives sont indispensables. C’est à votre patriotisme, à vos lumièreset à votre attachement à ma personne que je me confie sans re'serve.
La liberté' de la presse est iuhe'rente à la constitution actuelle 5 onïi’y peut rien changer sans alte'rcr tout notre système politique ; maisil faut des lois répressives , surtout dans l’e'lat actuel de la nation. JeRecommande à vos me'ditatious cet objet important.
Mes ministres vous feront connaître la situation de nos affaires.
Les finances seraient dans un e'tat satisfaisant, sans le surcroit deRepenses qne les circonstances actuelles ont exige'.
Cependant on pourrait faire face à tout, si les recettes , comprisesdans le budget, e'taient toutes réalisables dans l’anne'c ; et c’est surles moyens d’arriver à ce résultat que mon ministre des finances fixeraVotre attention.
Il est possible que le pretgicr devoir du prince m’appelle bientôt à