SAINT-SIMO.NIE.NS.
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» C’est la forme composée de la vie, comme l’autre feuillet enétait la formule abstraite et concrète. >
De cette définition du Catéchisme vivant, le Livre nou-veau passe aux éléments qui constituent la science générale,et il la trouve dans la formule et la forme que Descartesavait déjà combinées dans l’application de la géométrie à l’al-gèbre, à quoi ajoutant la morale, on trouve le nouveaudogme trinitaire qui se compose du sentiment , de la for-mule et de la forme.
Tel est le côté mathématique du Catéchisme. Plus loin,en assignant une place à l’algèbre dans la vie morale, et enannonçant que l’époque infinitésimale, indiquée par Leib-nitz, a commencé, le Livre nouveau ajoute :
« Dieu, que les mathématiciens révolutionnaires ont vaine-ment chassé de leur sanctuaire, et qui, toujours, pourtant, y estdemeuré découvert ou caché sous le nom de l’infini, ou sous levoile trompeur des limites. Dieu y reparaîtra plus éclatant quejamais pour animer toutes les conceptions. Alors le verbe su-prême, le verbe infinitésimal se résoudra dans l’art en paroles ethors de l'art en symboles ; le savant le traduira en formules, etl'industriel en formes limitées ; verbe de poésie et d’amour, il semanifestera par la musique et par l’architecture ; inspirateur di-vin, il engendrera l’algorythmie et l’esthétique ; parole du prêtre,il enfantera la science et l’industrie, le dogme et le culte. »
Le Catéchisme saint-simonien a aussi sou côté gramma-tical. Le langage et la philosophie se correspondant, à sonsens, d’une manière rigoureuse, le Livre nouveau établitl’ordre suivant :
Pour le théoricien, le substantif.
Pour le praticien, l’adjectif.
Pour le prêtre, le verbe.
Après quoi le Livre entre, après Leibnitz, dans l’examen