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Études sur les réformateurs ou socialistes modernes : Saint-Simon,-Charles Fourier,-Robert Owen / par Louis Reybaud
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CHAULES l'OUKIER.

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Dans un phalanstère, tout sera organisé pour une vie at-trayante et libre, une vie au goût de chacun : commune, sil’on veut; solitaire, si on le préfère. On y poursuivra deuxobjets : la commodité générale et le bien-être individuel.Les logements, les salles de réunion, les réfectoires, lesateliers, les cuisines, les caves, les greniers, les offices,tout y sera disposé de manière à assurer des rapportsprompts et faciles, des distractions variées, un service éco-nomique et intelligent. Chaque famille trouvera à se logersuivant sa fortune et suivant ses besoins, sans qu’il en ré-sulte jamais pour elle une humiliation dans le contraste sielle est pauvre, un motif d’orgueil si elle est riche.

Maintenant, à ceux qui s’effraieraient de la mise de fondsnécessaire pour assurer tant d’aisance et réaliser tant demerveilles, Fourier répond qu’un phalanstère de dix-huitcents âmes ne coûtera guère plus à construire que les quatrecents chaumières d’une commune française égale en popu-lation. Encore le phalanstère, une fois établi avec grandeuret solidité, sera-t-il, pendant plus d’un siècle, à l’abri desgrosses réparations, tandis que, dans le même intervalle,on aura rebâti sept ou huit fois les masures de la communefrançaise. Puis, la fondation achevée, il y a un autre compteà dresser, celui des économies du ménage sociétaire. Ainsi,une immense cave remplacera quatre cents caves, un vastegrenier quatre cents greniers, une cuisine avec un person-nel réduit, quatre cents cuisines avec les quatre cents femmesquelles absorbent sans les occuper, enfin une gigantesqueblanchisserie, quatre cents blanchisseries. Tous ces ateliersd’usage commun marcheront à l’aide d’une machine à va-peur qui fournira, en oulre, de l’eau chaude dans tous lesappartements du phalanstère.

Cependant, au dehors de l’édifice, la campagne a changé

IL.