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ÉTUD1.S S U U LES RÉFORMATEURS.
dans l'autre, entraient pour beaucoup dans les misères quinous accablent et dans les jalousies qui nous divisent ; qu’enexaltant les uns et en abaissant les autres, elles créaientici-bas l’inégalité des rangs, la hiérarchie des familles etl’infériorité des races. D’après lui, tout le bagage de nosvieilles vanités, de nos distinctions subtiles, des oppressionsbrutales ou raffinées qui régnent d’individu à individu, decaste à caste, de fortune à fortune, de mérite à mérite, decaractère à caractère, de titre à titre, ne provient que de lavaleur d’appréciation arbitrairement attribuée aux personnesou aux actes, et surtout de la tendance fâcheuse des sociétésvers un besoin impérieux de louange ou de blâme, de ré-compense ou de châtiments. 11 lui semblait donc souverai-nement utile d’essayer sur une troupe de jeunes enfants siune méthode dépourvue à la lois d’encouragements et dereproches, de couronnes et de férules, déterminerait desrésultats assez beaux pour qu’on pût s’en armer victorieuse-ment contre les expédients contraires.
Ce fut dans cet esprit qu’il organisa son institution dejeunes élèves, et s’il ne fallait pas, ici encore, tenir plutôtcompte de la puissance de l’homme que de la vertu du pro-cédé, on pourrait ajouter que l'expérience a conclu en faveurde son idée. Il ne semble pas, en effet, que pour n’ètrepoint récompensés, les élèves de Nevv-Lanark se soient mon-trés moins ardents à l’élude, ni moins retenus, pour u’êlrepas punis. Les voyageurs qui ont vu les écoles de M. Owenne tarissent pas en éloges sur les manières gracieuses etcharmantes, sur la politesse, la gaieté, l’intelligence de cesaimables enfants. Jamais de querelles parmi eux, jamais devoies de fait ; l’union la plus touchante présidait à leursamusements et à leurs études. Par son mouvement inté-rieur, par la nature de son enseignement, par ses modes