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Études sur les réformateurs ou socialistes modernes : Saint-Simon,-Charles Fourier,-Robert Owen / par Louis Reybaud
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NOTES.

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main n'aura pas fait les travaux préparatoires. Il faudra pour cela por-ter le genre humain au petit complet de deux milliards, ce qui exigeraau moins un siècle, parce que les femmes sont bien moins fécondesdans Yordre combiné que dans la civilisation où la vie de ménage leurfait procréer des légions d’enfants. La misère en dévore un tiers ; unautre tiers est dévoré par les maladies. Il vaudrait mieux en produiremoins et les conserver. C’est ce qui est impossible aux civilisés. Aussine peuvent-ils pas mettre le globe en culture, et malgré leur effrayantepullulation ils ne suffisent qu’à entretenir le terrain qu’ils occupent.

Lorsque les deux milliards d’babitants auront exploité le globejusqu’au soixante-cinquième degré, on verra naître la couronne bo-réale qui donnera la chaleur et là lumière aux régions glaciales arcti-ques. Ces nouvelles terres offertes à l'industrie permettront de porterle genre humain au grand complet de trois milliards.

Couronne boréale. Lorsque le genre humain aura exploité le globejusqu’au delà des soixante degrés nord, la température de la planètesera considérablement adoucie et régularisée. Le rut acquerra plusd’activité ; l’aurore boréale, devenant très-fréquente, se fixera sur lepôle et s’évasera en forme d’anneau ou de couronne. Le fluide qui n’estaujourd’hui que lumineux acquerra une nouvelle propriété, celle dedistribuer la chaleur avec la lumière.

L’influence de la couronne boréale se fera fortement sentir jus-qu’au tiers de son hémisphère, elle sera visible à Saint-Pétersbourg,Oeliotsket dans toutes les régions circonvoisines. Du soixantième de-gré au pôle, la chaleur ira en augmentant, de sorte que le point polairejouirai peu près de la température de l’Andalousie et de la Sicile.Une amélioration plus importante que l’on devra à la couronne bo-réale, ce sera de prévenir les excès atmosphériques ; excès de froidou de chaud, excès d’humidité ou de sécheresse, excès d’orage ou decalme.

En attendant la démonstration de ce future événement, observonsdivers indices qui l’annoncent. D’abord le contraste de forme entreles terres voisines du pôle central et celles voisines du pôle boréal. Lestrois continents méridionaux sont aiguisés en pointe et de manière àéloigner les relations des latitudes polaires. On remarque une formetoute opposée dans les continents septentrionaux : ils sont évasés ens’approchant du pôle, ils sont groupés autour de lui pour recueillir lesrayons de l’anneau qui doit le couronner un jour, ils versent leursgrands fleuves dans celte direction et comme pour attirer les relationssur la mer glaciale. Or, si Dieu n'avait pas projeté de donner la cou-ronne fécondante au pôle boréal, il s’ensuivrait que la disposition descontinents qui entourent ce pôle serait un phénomène d’ineptie, et1 . 22