278 ÉTUDES SUE LES RÉFORMATEURS.
trop d'ouvrage, en nous donnant un mobilier dont les 7/8es sont mal-faisants.
» Ce qui nous sera précieux, ce sera l’art de les ramener en scènede création par un travail conlremould, par lequel celui qui nous adonné le lion nous donnera en contremovle un superbe et docile qua-drupède, un porteur élastique, I’aktii.ion, avec des relais duquel uncavalier partant le matin de Calais ou Bruxelles, ira déjeuner à Paris,dîner à Lyon, et souper à Marseille, moins fatigué de celte journéequ'un de nos courriers à franc-étrier; car le cheval est un porteurrude et simple (solipède), qui sera à l'anti-lion ce qu’est la voituresans soupente à la voiture suspendue. Le cheval sera laissé pour atte-lages et parades, quand on posséderais famille des porteurs élastiques,anti-lion, anti-tigre, anti-léopard, qui seront de dimension triple desmoules actuels. Ainsi, un anti-lion franchira aisément, à chaque pas,quatre toises par bon rasant, et le cavalier, sur le dos de ce coureur,sera aussi mollement que dans une berline suspendue. Il y aura plai-sir à habiter ce monde quand on y jouira de pareils serviteurs. Lesnouvelles créations que l’on peut voir commencer sous cinq ans, don-neront de semblables richesses en tous règnes, dans les mers commesur les terres. Au lieu de créer baleines et requins, hippopotames etcrocodiles, en aurait-il plus coûté de créer des serviteurs précieux :
» Anti-baleines, traînant les vaisseaux dans les calmes;
» Anti-requins, aidant à traquer le poisson ;
» Anti-hippopotames, traînant nos bateaux en rivière;
» Anti-crocodiles, ou coopérateurs de rivières:
» Anti-phoques, ou moutons de mer.
» Tous ces brillants produits seront les elfets nécessaires d’unecréation en arômes contrcmoulés, qui débutera par un bain aromalsphérique, purgeant les mers de leur bitumes. »
Entraves cosmogoniques de notre uimers.
« C’est sans doute l’annonce la plus surprenante que celle de nou-velles créations qui pourront commencer prochainement à époqueslixes, dès qu’il plaira à l'homme d'en donner le signal. N’est-ce pas at-tribuer à l’homme plus de pouvoir que les préjugés n’en attribuent àDieu même, car ces préjugés supposent que l'être qui a fait les créa-tions actuelles, n’en saura pas faire d’autres et de moins désastreuses.
» On s’est étrangement trompé sur le rang assigné à l'homme quandon l’a traité de chétive créature, de ver de terre, etc. ; c’est au con-traire un être d’un grand poids dans les destinées universelles ; et l’onva reconnaître qu'une erreur scientifique de notre globe, un retard