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ÉTUDES SUE LES RÉFORMÂT ECUS.
placable, comme état régulier des sociétés. L’égalité d’in-dividu à individu se reproduit de peuple à peuple, ou d’uncertain ensemble de populations à un autre ensemble, et1 ’égalitédes combatlantsdéterminel egalitédela lutte,c’est-à-dire son éternité. Gela peut-il être accepté, subi sans espoirde remède ? Hobbes pense qu’il faut essayer de sortir de cettesituation, et d’après lui il n’y a qu’un moyen, c’est de consa-crer pour les uns le droit de conquête, pour les autres l’obli-gation de la servitude. Ou de gré ou de force, il faut que cettecombinaison prévale,soit quelevainqucurl’impose au vaincu,soit que d’un commun accord on s’y réfugie. Dans l’état natu-rel,il importe donede constituer une puissance qui ne souffrepoint de résistance, que rien ne limite et ne contienne, etqui possède immédiatement et essentiellement le droit defaire ce que bon lui semble. En d’autres termes.; l’aDarchien’a qu’un contre-poids, le pouvoir absolu. Plus ce pouvoirest fort, mieux l’ordre est assuré, et avec l’ordre le bonheurdes populations. Telles sont les conclusions de Hobbes ence qui touche la vie sociale : il veut un pasteur et un trou-peau, un maître et des esclaves.
Historiquement, voici comment il amène les hommes àl’état de société. Il suppose un mobile qu’il nomme la droiteraison , et qui n’est autre chose que le calcul personnel àl’aide duquel on recherche ce qui sert et l’on évite ce quipeut nuire. La vie naturelle a des inconvénients qui solli-citept Iqs populations à s’unir, à devenir solidaires sous decertaines conditions et avec l’aide de certaines règles. Orcefte, solidarité, cette union,, ne peuvent s’accomplir qu’aumoyen de l’abandon d’une partie des droits que l’hommetieju^de la nature. Si chacun retenait 1b droit qü’il a surtopt^ctvose, jlest évident que le môme droit, s’exerçant surle .mèimj.iQbjet, provoquerait un conflit sans fin. H faut donc,