ÉTUDES suit LES RÉFORMATEURS.
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prise qui suit toujours l’avéncment à la liberté. Harringtonfut frappé de ce spectacle et ravi de ec phénomène. En Hol-lande, il rencontra la reine de Bohème, alors fugitive etvictime des vicissitudes de la guerre de trente ans. Son on-cle, lord Harrington, avait élé le gouverneur de celte spi-rituelle princesse; cette circonstance valut au neveu le plusgracieux accueil. L’électeur découronné demandait en cemoment des secours à toutes les puissances du Nord conlrela ligue catholique qui l’avait expulsé de ses Étals. Har-rington l’accompagna à la cour de Dancmarck ; mais, mal-gré les instances dont il fut l’objet, il sacrifia ces noblesamitiés au désir de suivre scs projets. De Copenhague ilvint en France , où il ne fit pas un long séjour, passa enAllemagne, où le retinrent longtemps scs observations etses études, puis il gagna l’Ilalie, siège des grandes connais-sances et patrie des esprits supérieurs. C’est en Italie sur-tout que Harrington devait recueillir les éléments de scs re-cherches futures. La variété des régimes sous lesquels cepays vivait alors, les républiques dont il était semé, lciné-lange des pouvoirs temporels et religieux, les règles dehiérarchie qui présidaient à ces organisations diverses, l'in-fluence des lettres et des arts présente sous tous les points,enfin cet ensemble de grandeur ancienne et de civilisationnouvelle, ce prestige des souvenirs et des traditions , toutpassionna au plus haut degré le jeune voyageur, et le ren-dit accessible aux rêves d’une combinaison systématique quidevait être l’idéal de ces institutions éparses.
Parmi ces gouvernements, celui qui étonna le plus Har-rington fut la république de Venise. Ce mystérieux pouvoir,malgré ses sévérités sombres, portait en lui un tel caractèrede force, que l’àme du voyageur en fut comme subjuguée.Ce n’était'pas là sans doute l’organisation qu’il devait plus