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Tome premier.
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LXIV
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Ixiv

BIOGRAPHIE

pour ne pas exposer les pâtissiers à Y oisiveté,et le public à des indigestions. Qu’on en rie au-jourd’hui, qu’on s’en étonne tant qu’on voudra,les bûches et les échalas carrés n’en étaient pasmoins proscrits. Les lois de l’époque allaientjusqu’à déterminer la forme des hauts-dé-chaussé et des vertugadins. De telles citationsmontrent clairement à quel point les hommesde génie eux-mêmes subissent l’influence deleur siècle; mais je ne saurais, en vérité, à quelleinfluence Condorcet aurait obéi, s’il eût substi-tué des périphrases aux expressions techniquesque l’Hôpital, de sa main de poète, consignadans les lois; s’il avait essayé du style descriptifà propos de vertugadins, d’échalas et de petitspâtés.

Voltaire, en tous cas, était loin de s’associeraux demandes, aux désirs de la Harpe et de sesconfrères; car, le 3 octobre 1777, il mandait àM. de Vaines : « Je viens de lire avec une ex-« trême satisfaction, le l’Hôpital de M. de Con-« dorcet : tout ce qu’il fait est marqué au coin« d’un homme supérieur. »

Je trouve ces paroles, non moins significati-ves, dans une lettre inédite de Franklin : ce J’ai