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Tome premier.
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LXXXIII
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DK CONDORCET. Ixxxiij

Voltaire fit réimprimer à ses frais, en 1778,le livre qui a fait naître ces remarques. Jusque-là, il n’avait reçu qu’une demi-publicité. Vol-taire, au faîte de la gloire, devint l’éditeur etle commentateur du jeune secrétaire de l’Aca-démie des sciences ! C’était pour Condorcet unhonneur infini, justifié d’ailleurs par le méritede son opuscule. Me tromperais-je, cependant,si je supposais qu’il se mêlait, à ces légitimeshommages de l’auteur du Dictionnaire philo-sophique , un peu d’animosité contre l’écrivainjanséniste; que l’auteur de la Henriade , de

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Mérope et de tant d’admirables poésies légères,voyait avec une secrète joie attaquer l’infailli-bilité de l’homme qui, placé aux premiers rangsparmi les prosateurs, avait osé dire, même aprèsla publication du Cid et de Cinna , que toutepoésie n’était en réalité qu’un jargon P

Un peu de passion devait conduire la plumede l’illustre poète, lorsque, dans son apprécia-tion d’un ouvrage oh l’éloge est toujours si franc,et la critique toujours si modérée, il disait àCondorcet : « Vous avez montré le dedans de« la tete de Sera pi s, et on y a vu des rats et des« toiles d’araignées. »