DE CONDORCET.
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quand des hommes de cour se mettaient sur iesrangs. Condorcet prit part plus d’une fois à cesluttes, mais sans jamais mettre rien en balanceavec de vrais titres littéraires.
Saint-Lambert le prie d’écrire à Turgot queF Académie française serait heureuse de lui don-ner une marque de sa vénération en le nommantà la place du duc de Saint-Aignan. Condorcetdésirait fort que son ami acceptât, mais à lacondition, bien nettement exprimée, qu’aucunlittérateur de profession ne serait agréé par lacour, qui alors était toujours consultée d’avance.Chez notre confrère, l’amour éclairé des lettresprimait ainsi l’attachement le plus vrai, lerespect le plus profond, une reconnaissance sansbornes.
Ces nobles conseils, il faut le dire, s’adres-saient à un homme digne de les apprécier. Tur-got fit même plus que son ami ne désirait. Voicisa réponse :
« Remerciez pour moi M. de Saint-Lambert.« Ce n’est pas dans ce moment qu’il convien-« drait de fixer les yeux du public sur moi poura tout autre objet que les affaires de mon minis-« tère. Je crois qu’il faut tâcher de faire nommer