DE CONDORCET. XCV1J
« nies parentes.à venir prendre soin de
« moi et de tout ce qui me regarde. Si je ne« vous en ai pas fait part, c’est qu’il m’a paru« que la chose était si indifférente d’elle-même,« qu’elle ne valait pas la peine de vous en en-« tretenir. »
Le mariage de Condorcet m’aurait paru, aussi,une chose parfaitement indifférente et ne pointmériter de mention dans cette biographie, si,comme le voulait d’Alembert, il avait été le ré-sultat d’un calcul; j’ai dû, au contraire, faireremarquer que, sans calcul d’aucune sorte, enobéissant aux inspirations d’un cœur sensible,Condorcet eut le bonheur de trouver une com-pagne digne de lui.
La beauté, les grâces, l’esprit de madame deCondorcet produisirent une sorte de miracle.Les adversaires les plus décidés du mariage dessavants, entre autres, la mère du duc de la Ro-chefoucauld, la respectable duchesse d’Enville,allèrent en effet jusqu’à dire à notre ancien se-crétaire : Nous vous pardonnons !
Condorcet homme politique : membre de la mu-nicipalité de Paris; commissaire de la tréso-
1 .
G