ENTRE TURGQT ET CONDORCET.
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les pensions et rappelé leurs ministres. Vous aurezVÉpitre d'Horace (i) par le courrier de dimanche.On a donné aujourd’hui F Anglomanie de M. Saurin :c’est son Orpheline réduite à un acte.
. 30 . A TURGOT.
Ce lundi, décembre 1772.
Vous avez donc la goutte, Monsieur, et nous n’o-sons plus rien espérer pour votre retour. Pourquoidonc avoir tant retardé? Si vous étiez resté pourtoute autre chose que pour faire des chemins sanscorvées, nous aurions bien de la peine à vous par-donner. Mais ce que nous ne pardonnons point à laProvidence, c’est le décret en vertu duquel ellevous donne la goutte.
Mes Éloges vont s’imprimer. J’aurai contre moi àl’Académie le Paulmy, ce qui me fait croire que jene suis point sans quelque mérite.
Nous avons ici les Trois siècles de la littérature.C’est une rapsodie infâme faite par un abbé Sabatier,protégé par Bergier ( 2 ) et par Cogé (3) , aidé par Clé-ment et Palissot. Ce nouvel athlète a été nourri parHelvétius : il dit que son protecteur était le plus
(1) Par La Harpe. C’est une réponse à l’épître de Voltaire àHorace.
(2) L’abbé Bergier, auteur de plusieurs ouvrages de théologie,plus estimés du clergé que des hommes tolérants.
( 3 ) L’abbé Cogé, que Voltaire appelait Cogé pecus , était ré-gent au collège Mazarin ; il rédigea avec Riballier, principal dumême collège, la censure du Bélisaire de Marmontel.
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