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Tome premier.
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CORRESPONDA.NCE

lettre. Vous êtes bien aimable de venir voir les gensdisgraciés (1), et plus aimable encore d’avoir penséà leur faire voir la lumière des étoiles divisée ensept couleurs et réunie. Nous n’avons ici qu’ungrand télescope de réflexion, et j’ai peur qu’il neperde trop de lumière, et de grands télescopes à l’an-tique très-difficiles à mouvoir. Peut-être vaudrait-ilmieux apporter la lunette même dont se sert M. l’abbéRochon. J’ai bien de petites lunettes de poche deDollond, avec lesquelles on voit les satellites de Ju-piter, et dont l’une a quatre oculaires de forces dif-férentes. Si elles pouvaient suffire, M. Desnaux pour-rait vous les remettre.

J’ai vu dans la Gazette des Deux-Ponts l’annonced’une édition des Pensées de Pascal (2), qui doitêtre intéressante. Je vous serai obligé de vous infor-mer si on peut l’avoir.

Adieu , Monsieur, vous connaissez mon inviolableamitié. Mille tendres compliments à M. D’Alembert.

63 . A TURGOT.

Ce 21 juin '1776.

L’éloge que M. de La Harpe a fait des édits (3) n’apoint fait l’impression que j’en espérais. C’est un peu

(1) Turgot venait de quitter le ministère des finances, où ileut pour successeurs d’abord M. de Clugny, et bientôt aprèsM. Nccker.

(2) De Condorcet lui-même, qui n’y mit pas son nom.

( 3 ) Dans son discours de réception à l’Académie, le 20 juin1776.