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Tome premier.
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a l’académie DES SCIENCES. 4*7

Comme il avait voulu ne monter aux grades mili-taires que par ses services. Il n’accepta le titre d’aca-démicien qu’après avoir envoyé à l’Académie unmémoire sur la géographie de la mer Caspienne,comme il n’avait pris le titre de vice-amiral qu’aprèsune victoire. On l’avait vu rechercher avec empres-sement, dans tous les pays, les hommes qui pouvaientlui donner des lumières utiles pour ses sujets , ne sereposant que sur lui-même du soin de les instruire,comme du devoir de les gouverner : dès lors il futaisé de prévoir que les bornes de l’Europe allaientse reculer, et que les sciences avaient conquis unnouvel empire.

Cette époque d’une si grande révolution pour laRussie fut aussi celle d’une révolution heureuse pourlessciencesdansl’Europe entière. Jusque-là, plusieurssouverains les avaient protégées, soit par un goûtnaturel pour quelque genre de connaissance, soit,par un désir ardent de la gloire. Mais le czaf amontré le premier, par sa conduite, qu’un princedoit regarder la protection accordée aux sciences, etcomme une sage politique dicLée par son propre in-térêt , et comme un véritable devoir, puisque leursprogrès sont une des sources de la prospérité desÉtats et de la félicité des peuples.

Cette opinion est devenue celle des souverains detoutes les nations policées. Des établissements for-més partout en l’honneur des sciences, en ont ré-pandu les principes et inspiré le goût dans les pro-vinces comme dans les capitales. Les heureux effetsde cette protection ont été si prompts et si étendus,I. 27