SUR UES SCIENCES MATHEMATIQUES. 465
être regardées comme une Suite d’arcs de cercle, dontles rayons suivaient une certaine loi, et dont lescentres étaient placés sur une autre courbe qu’il en-seignait encore à trouver.
Newton , en réunissant ces deux découvertes, s’é-leva bientôt après à la théorie générale du mouve-ment dans les courbes; l’appliqua aux lois observéespar Kepler dans les mouvements célestes; expliquatous ces mouvements, en supposant ces corps unefois lancés dans l’espace, et attirés l’un vers l’au-tre par une force réciproque proportionnelle auxmasses, et décroissant comme le carré des dis-tances.
Cette loi si simple suffit pour expliquer ces mou-vements si compliqués; elle s’étend même aux phé-nomènes produits par le mouvement des axes de laterre et de la lune, et à ceux du flux et du refluxde la mer. Adors pour la première fois et pour laseule jusqu’ici, les hommes purent s’enorgueillirde connaître une des lois générales de la nature, etc’est avec justice que le cri unanime de leur re-connaissance a décerné à Newton cette espèce deculte rendu aujourd’hui à son nom, par toutes lesnations savantes.
Il partageait en même temps avec Leibnitz la gloired’avoir inventé ce calcul de l’infini, vers lequel lasuite des découvertes des disciples de Descartes sem-blait conduire, et duquel devait naître une géomé-trie nouvelle. On pouvait observer déjà les heureuxeffets que les progrès des lumières avaient produitschez les nations de l’Europe. Nous n’avons plus àI. 3o