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l’Académie, à une seule mesure de chaque espèce pardistrict.
L’Académie des sciences a cru pouvoir se permet-tre de joindre à l’instruction le projet de décretqu’elle prend la liberté de solliciter.
Déjà elle voit avec joie les vues sages de l’Assem-blée nationale pénétrer chez les nations étrangères.Dans les Etats-Unis d’Amérique, où l’on s’occupaitdes moyens d’établir l’uniformité des poids et desmesures, et de leur donner pour base une uniténaturelle, M. Jefferson, chargé de ce travail, s’estempressé de substituer au pendule du trente-hui-tième degré, auquel il s’était d’abord arrêté parcequ’il répond au milieu du territoire américain, celuidu quarante-cinquième, qui a été proposé par l’As-semblée nationale, comme un terme moyen quetous les peuples peuvent adopter. L’Espagne a en-voyé en France un savant chargé de suivre toutes lesopérations relatives aux mesures qui seraient faitesen vertu de vos décrets, dans l’intention, soit de s’yconformer dans la réforme de ses mesures , soit defaire répéter au quarante-cinquième degré, dansl’hémisphère austral du Nouveau-Monde, les opéra-tions que les Français exécuteront à la même latitudedans l’hémisphère boréal de l’Ancien.
Je suis avec respect,
Monsieur le Président,
Votre très-humble et très-obéissant serviteur,Condorcet, secrétaire perpétuel.
Paris, le il novembre 1790.
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