DE LA SCIENCE, ETC.
549
La théorie des valeurs moyennes doit être consi-dérée comme un préliminaire de la mathématiquesociale ; car elle n’est pas bornée à cette applicationparticulière en calcul.
Dans toutes les sciences physico-mathématiques,il est également utile d’avoir des valeurs moyennesdes observations ou du résultat d’expériences.
Ainsi, la science dont nous traitons ici doit natu-rellement être précédée par cinq théories mathéma-tiques, qui peuvent être développées indépendam-ment de toute application :
La théorie des grandeurs susceptibles d’accroisse-ments proportionnels au temps , qui renferme celledes intérêts de l’argent ;
La théorie des combinaisons ;
Celle de la méthode de déduire des faits observés,soit les faits généraux, soit les lois plus généralesencore ;
La théorie du calcul des probabilités;
Enfin , celle des valeurs moyennes.
Dans cette science , comme dans toutes les autresapplications du calcul, si des connaissances profon-des en mathématiques sont nécessaires pour résou-dre certaines questions, pour établir même certainesthéories, pour y faire des pas nouveaux, les con-naissances élémentaires suffisent pour entendre lasolution au moins de la plupart de ces questions,comprendre ces théories, en déduire les applicationsles plus immédiates à la pratique.
La science ne peut faire de progrès qu’autantqu’elle sera cultivée par des géomètres qui auront