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doit se modifier d’après l’établissement quelconqued’une masse de contributions à peu près constantedans sa valeur et dans ses formes, et prendre, sousl’influence de cette cause, longtemps continuée,une sorte d’équilibre ou un mouvement régulier.On doit donc chercher quel sera cet état constant ,et par quels états intermédiaires on peut y par-venir.
Mais s’il s’agit d’un impôt momentané, il doit seu-lement produire un dérangement quelconque dansl’économie sociale qui reprendra bientôt après sonéquilibre, et il faut en connaître les effets.
Cependant ce dérangement est assez entier, ou ilse répète assez fréquemment pour produire des alté-rations durables; alors il faut examiner à la fois, etles effets passagers, et le résultat final de ces mou-vements irréguliers.
On verra comment ces dérangements sont presquetoujours nuisibles, précisément parce que, changeantnécessairement la distribution des richesses, ils chan-gent aussi celles des moyens de subsistance; car ence genre tout changement doit être fait de manièreque le mouvement se communique paisiblement, etsans causer de secousses dans la chaîne générale deses effets.
Les emprunts publics sont un moyen d’éviter lessecousses, et l’on sent que le calcul seul peut appren-dre à choisir, entre les opérations de ce genre, cellesqui doivent obtenir le plus de succès, celles dontles conséquences seront le moins onéreuses.
Ici se présente le calcul des loteries, qui peuvent